SORTIE SUD DE CHARLEROI

LANCEMENT DE L’ENQUETE PUBLIQUE RELATIVE AU TRACÉ DE LA E420-N5 AU SUD DE CHARLEROI.

 

Ce jeudi 28 septembre, le Gouvernement wallon a pris acte de l’étude d’incidences relative au dossier de la sortie sud de Charleroi et a décidé de poursuivre la procédure en transmettant le projet de plan et le rapport sur les incidences environnementales aux collèges communaux concernés. La prochaine étape de ce dossier est donc le lancement de l’enquête publique qui sera réalisée sur le territoire des communes auxquelles s’étend la révision.

L’étude d’incidences relative à l’avant-projet de révision des plans de secteur de Charleroi et de Philippeville-Couvin en vue de l’inscription d’un projet de tracé de la E420-N5 au Sud de Charleroi et du périmètre de réservation qui lui est associé, réalisée par la société STRATEC-XMU Mariage, démontre clairement que les problèmes de mobilité à moyen et long termes à l’entrée sud de Charleroi ne pourront être résolus uniquement avec une adaptation des réseaux existants. Elle confirme la nécessité d’envisager une nouvelle infrastructure de communication.

LA SUITE DE LA PROCEDURE : L’ENQUETE PUBLIQUE

Le lancement de l’enquête publique sera annoncé à la population dans la presse écrite et via des affiches au sein des valves communales.

Toute personne intéressée pourra consulter le dossier dans les communes concernées (Charleroi, Châtelet, Gerpinnes, Ham-sur-Heure-Nalinnes, Walcourt), sur le site internet de la Direction de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme du Service Public de Wallonie (DG04) et les sites internet des communes concernées dans les prochaines semaines.

Toute personne intéressée pourra remettre un avis sur le projet de tracé en s’appuyant sur les conclusions du rapport de l’étude d’incidences dans les 45 jours suivants le lancement officiel de l’enquête publique. Celle-ci devrait débuter et se clôturer avant la fin de l’année 2017.

LE RAPPORT DE L’ETUDE D’INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT

Comme stipulé ci-dessus, l’étude d’incidences démontre clairement que les problèmes de mobilité à moyen et long termes à l’entrée sud de Charleroi et dans les villages situés au sud de la ville ne pourront être résolus uniquement avec une adaptation des réseaux existants.

Elle confirme la nécessité d’envisager une nouvelle infrastructure de communication. La finalisation du chantier du contournement de Couvin et la fin des travaux de la prolongation autoroutière de la France renforce cette nécessité.

L’étude d’incidences a analysé 3 trois alternatives et 3 variantes :

o   l’alternative zéro « plus » : qui vise la non réalisation de l’avant-projet de plan et une réponse au besoin de mobilité par une amélioration des infrastructures et des services existants (routes, rail, TEC, …) ;

o    l’alternative OUEST : qui ne retient que la branche ouest de l’avant-projet de tracé ;

o   l’alternative EST : qui ne retient que la branche est de l’avant-projet de tracé ;

o   la variante 1 : qui remplace le contournement de Somzée par un aménagement de la N5 dans la traversée du village, dont une partie en tunnel ;

o   la variante 2 : qui préconise un tracé rectiligne évitant le quartier « Ma Campagne » au niveau des bois de la Bierlêre et de Roumont ;

o   la variante 3 : qui envisage le raccordement de la branche est au R3 au niveau de l’échangeur de la Blanche Borne existant.

L’étude d’incidences démontre qu’il est indispensable de conserver les deux branches de l’avant-projet de plan afin de pouvoir répartir le trafic entre l’est et l’ouest et ne pas impacter de manière significative la mobilité sur les infrastructures existantes, notamment sur le R3.

 

Le Ministre wallon de l’Aménagement du territoire Carlo DI ANTONIO appelle tous les citoyens intéressés à se manifester et à participer à cette enquête publique en suivant la procédure qui sera annoncée par les communes. Il s’agit de la seule voie officielle de manifestation des avis sur le projet de tracé proposé par le Gouvernement wallon. C’est donc le moment pour les citoyens de faire entendre leur avis de manière réglementaire et constructive. Le Ministre entend dégager une solution crédible et concertée. Il salue d’ores et déjà l’engagement et la collaboration des différents partenaires dans ce projet.

POUR RAPPEL

Le Gouvernement wallon a décidé le 29 octobre 2015 de réviser le plan de secteur en vue d’inscrire un périmètre de réservation et un projet de tracé de la E420-N5 au sud de Charleroi.

Pour définir ce projet de tracé, le Gouvernement wallon s’est basé sur une nouvelle stratégie abandonnant la vision d’une autoroute et de ses contraintes au profit de Voies Rapides Urbaines.

Le Gouvernement wallon a également orienté sa méthodologie pour faire de la N5 un véritable boulevard urbain. 

Enfin, dans la définition du tracé, le Gouvernement wallon a veillé à ce que la mobilité de l’actuelle N5 puisse être maintenue pendant la durée des travaux.

Le périmètre et l’avant-projet de tracé ont été soumis à une étude d’incidences environnementales. Cette première étape obligatoire a été effectuée par un bureau d’études indépendant sous le contrôle de l’Administration.

SOLUTION DE MOBILITÉ PROPOSÉE

Sur base de ces nouvelles données et de l’ensemble des études menées jusqu’à aujourd’hui, le Gouvernement wallon propose la solution de mobilité suivante en vue d’un trafic fluide et équilibré.

 

Pour le Ministre de la Mobilité Carlo DI ANTONIO, « il a la particularité de serpenter entre les zones d’habitat afin d’éviter une déchirure du paysage et des villages concernés ».

 

SOLUTION DE MOBILITÉ PROPOSÉE :

 

  • Une nouvelle liaison régionale, offrant  2 voies de circulation par sens, entre le Sud de Somzée (Walcourt) et le Bultia (Gerpinnes);
  • Un échangeur distribuant les flux et comprenant :
  • Une voie par sens en relation avec le R3 côté OUEST, pour garantir la continuité de l’axe européen,
  • Une voie par sens en relation avec l’A503 côté EST, pour irriguer l’agglomération de Charleroi,
  • Un contournement de Somzée en 2 voies de circulation par sens ;
  • Un contournement du Bultia en 2 voies de circulation par sens;
  • La N5 réaménagée en boulevard urbain entre Somzée et Charleroi.

Afin de limiter au maximum les impacts sonores et visuels de ce tracé, un soin particulier sera apporté à son intégration au paysage, notamment via un tracé semi-enterré et intégré.

Ce tracé permet de répondre à la nécessité d’une liaison efficace au sud de Charleroi qui constitue actuellement un véritable goulot d’étranglement vers la Ville, Bruxelles, Mons et Namur et d’inscrire la Wallonie dans le Réseau transeuropéen des transports (RTE-T).

L’objectif poursuivi est donc de désengorger durablement la N5 de Somzée à Couillet et son réseau parallèle afin de redonner une qualité de vie aux riverains et de garantir le développement économique du sud de Charleroi, d’autant plus que cette région ne peut être raccordée à la voie d’eau et que le réseau ferroviaire existant est et restera faible aux échelles régionale et suprarégionale.

Le nouveau devenir de la N5 en boulevard urbain va modifier considérablement le cadre de vie actuel et redonner un nouveau souffle à cet axe actuellement saturé au bénéfice de l’humain, du commerce local et de la mobilité douce. La verdurisation y occupera également une place centrale. Une nouvelle dynamique urbaine pourra naître le long des quartiers parcourus par cet axe.

HISTORIQUE

En Wallonie, la période de 2000 à 2014 a été marquée par l’achèvement de plusieurs importants chantiers s’inscrivant dans le Réseau transeuropéen des transports (RTE) comme l’A8 reliant Bruxelles au Hainaut occidental, de la liaison E25-E40 ou encore de la réhabilitation en profondeur des autoroutes E411 et E25.

L’E420 constitue un axe particulièrement important de ce Réseau transeuropéen des transports (RTE) en termes d’infrastructure de grand gabarit sur l’axe central nord-sud.

Au nord, cet axe comprend plusieurs liaisons autoroutières qui mettent en communication des métropoles comme Rotterdam, Amsterdam, Bruxelles et Charleroi. Au sud, des infrastructures du même type unissent Charleville-Mézières à Reims et Paris, Troyes à Dijon, à Lyon et à Marseille.

Cet axe étant en construction du côté français, il est devenu indispensable d’en finaliser le chaînon manquant.

Aujourd’hui, l’autoroute A34, côté français, et le contournement de Couvin, côté belge, sont en voie de finalisation. L’absence de liaison efficace au sud de Charleroi, principalement entre Laneffe et le Grand ring de Charleroi (R3) constitue un véritable goulot d’étranglement.

Cette liaison est à l’étude depuis plus de 30 ans sans avoir pu aboutir à ce jour. Dès la fin des années 80, il était question de construire une nouvelle autoroute à partir de Walcourt. D’année en année, l’urbanisation s’est densifiée rendant impossible sa réalisation telle que prévue initialement.

En 2001, le Gouvernement wallon a décidé de mettre en révision les plans secteur de Charleroi et de Philippeville-Couvin en vue de l’inscription d’un projet de tracé d’une voie rapide à grand gabarit au sud de Charleroi sur le tronçon entre Charleroi et Somzée (E420). La décision du Gouvernement wallon portait alors sur l’inscription aux plans de secteur concernés de trois projets de tracés : un tracé « ouest », un tracé « central » et un tracé « est » et de leurs périmètres respectifs de réservation.

Les conclusions des études menées ont démontré que le choix d’un tracé « ouest » ou « est » entraîne de facto une absence de solution pour la partie de l’agglomération non desservie et ne résout pas les problèmes de circulation aux échelles régionale et locale.

Dans la déclaration de politique régionale  2009-2014, le Gouvernement wallon a mis l’accent sur de nouvelles priorités pour ce dossier en prévoyant « de mener à bien le projet de la sortie sud de Charleroi, au travers d’une liaison entre le rond-point « Ma campagne » et la sortie de la Blanche borne sur le R3 (deux fois une bande) et d’un complément d’étude d’incidences sur une trémie (deux fois une bande) sous le Bultia. Le trafic local et vers le centre de l’agglomération sera amélioré par la création d’une nouvelle ligne de tram en site propre entre Nalinnes Bultia et Charleroi ».

L’étude réalisée en 2013 pour concrétiser ce projet a abouti à la conclusion que la capacité de l’axe N5 entre Somzée et le R3, principalement au niveau de la trémie sous le Bultia, ne permettrait pas, en l’état, d’écouler des flux correspondant aux capacités dégagées au sud. De plus, la réalisation de la trémie aurait eu de graves conséquences économiques.

Pour Info

Mohamed Kadim

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